Sélection pour le Prix du Café Littéraire Gourmand 2020

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Voici la sélection pour le Prix du Café Littéraire Gourmand 2020

Le premier critère de sélection est qu’il doit s’agir d’un premier roman.

Le deuxième critère est qu’il doit être paru en livre de poche récemment.

 

Les rêveurs d’Isabelle Carré

« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance… »

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées du moment, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

 

Marx et la poupée de Maryam Madjidi

Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint son père en exil à Paris. À travers ses souvenirs d’enfance, elle décrit l’abandon du pays, l’éloignement familial, la perte de ses jouets – donnés aux enfants pauvres de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes – et l’effacement progressif du persan. Fable et journal, Marx et la poupée raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, comme rempart, comme moyen de socialisation et comme arme de séduction massive. 

 

La Chambre des merveilles de Julien Sandrel

Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a répertorié toutes les expériences qu’il aimerait vivre un jour : la liste de ses « merveilles ». Thelma prend une décision : une par une, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Et les lui raconter. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

La geisha et le joueur de banjo de Jérôme Hallier

Kyoto, 1900. La jeune geisha O-miya rêve de s’échapper de la somptueuse maison de thé où elle vit confinée depuis son enfance. Grâce à un shamisen mystérieux que lui offre un fameux luthier, elle se voit confier une mission de la plus haute importance et embarque sur un paquebot pour l’Europe. Au même moment, Tommy, casseur de pierres dans les Appalaches, abandonne travail et amis pour partir à l’aventure avec son banjo. Sa destination : New York.
Tandis que débutent leurs voyages, un étrange docteur arpente les allées de la gigantesque Exposition universelle à Paris. Muni de son phonographe à roulettes, il marche sans cesse, avec une obsession en tête : « Rendre éternelles toutes les musiques du monde.»

 

Gaspard ne répond plus de Anne-Marie Revol

Dans le cadre d’un jeu de téléréalité, le jeune Gaspard de Ronsard doit traverser l’Asie en stop. Son périple tourne court lorsqu’il chute d’un pick-up et échoue au fond d’un fossé.
La suite se déroule entre Paris et un village égaré dans les rizières du Nord-Vietnam. On y rencontre une brocanteuse cartomancienne, un détective fleur bleue, un diariste fantasque, des producteurs de télé affolés, et My Hiên, une vieille chef de tribu acariâtre. Celle-ci n’a qu’une idée en tête : obliger Gaspard à sauver son peuple d’un danger imminent. Parviendra-t-il à rentrer en France ?
Il faut peut-être accepter de tout perdre si l’on veut se retrouver…

Exceptionnellement, nous avons sélectionné un sixième roman. Il s’agit de Désorientale de Négar Djavadi.

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde… Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.

Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels opposants au Shah puis à Khomeiny. Elle a onze ans lorsqu’elle arrive clandestinement en France. Diplômée de l’INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille plusieurs années derrière la caméra avant de se consacrer à l’écriture de scénarios. Elle vit à Paris. Désorientale est son premier roman.

 

 

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