Lectures d’été

Voici une liste, non exhaustive, des romans que j’ai prévu de lire cet été. Je ne les lirai pas forcément dans l’ordre. J’en lirai, peut-être, plusieurs en même temps. J’en lirai, sûrement, d’autres pour préparer le premier Café Littéraire Gourmand de la saison 3, qui aura pour thème la littérature en langue allemande. Chaque été, j’essaie aussi de lire ou de relire des classiques. Et bien sûr, au gré des mes passages en librairie, en bibliothèque, de mes découvertes dans les boîtes à lire, ma liste s’allonge.

Voilà mon petit programme.

 

Résumés Babeliobabelio

 

Mes amis devenus, Jean-Claude Mourlevat

Silvère a loué une maison sur l’île d’Ouessant. Il ouvre les volets, aère les pièces : le lendemain, au ferry de 18 h 10, vont arriver ses quatre amis. Ils ont prévu de passer quelques jours ensemble, ici. Ce sont des retrouvailles. Il y aura Jean, qu’il connaît depuis l’enfance et avec qui il a tout partagé. Mais il y aura surtout Luce, Lours’ et Mara, qu’il n’a plus revus depuis plus de 40 ans.

 

Le journal intime d’un arbre, Didier Van Cauwelaert

 

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour.

Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois ?

Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? »

 

L’Arbre du pays Toraja, Philippe Claudel

 

« Qu’est-ce que c’est les vivants? À première vue, tout n’est qu’évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu’est-ce que cela signifie, profondément, être vivant? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant? Quand je sens la chaleur douce d’Elena, suis-je davantage vivant? Quel est le plus haut degré du vivant?  »

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L’Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

 

Le monde entier, François Bugeon

 

« Chevalier préférait aller à son travail en Mobylette quand il faisait beau, et il portait toujours le même casque, orange, sans visière. Ce jour-là, il avait sur le dos une chemise à manches courtes que le vent de la course faisait flotter autour d’un genre de bermuda. De loin, on voyait d’abord le blanc livide de ses mollets, puis son ventre laiteux que la chemise découvrait par saccades. »
Il n’y a pas de femme dans la vie de Chevalier, pas qu’on sache en tout cas. De même qu’il n’y a pas beaucoup de tendresse entre sa mère et lui. Pourtant, il n’a jamais eu l’envie d’aller s’installer ailleurs que dans ce village où il a grandi, où il aime aller pêcher dans les étangs, avec son vieux copain Ségur. Jusqu’à ce soir d’août où son chemin a croisé une voiture renversée sur le bord de la route…
Dans ce premier roman d’une grande délicatesse, François Bugeon saisit une vie au moment où elle bascule.

 

La Fabrique des mots, Erik Orsenna

 

Après La grammaire est une chanson douce (2001), Les Chevaliers du subjonctif (2004), La Révolte des accents (2007) et Et si on dansait ? (2009), La Fabrique des mots clôt la balade d’Erik Orsenna au pays de la grammaire française.

 » Il y a des histoires qui sont des déclarations de guerre. Voilà pourquoi, moi, Jeanne, je me suis tue. J’ai préféré attendre que le temps passe. J’étais petite, à l’époque, dix ans et quelques mois. Mais l’heure est venue de parler « . L’ignoble Nécrole a encore frappé.

L’objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous les raconteurs d’histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les humiliés qui protestent, tous les journalistes qui révèlent et, trouve-t-il, polluent de leurs nuisances sonores jusqu’à la nuit, Son Excellence le très distingué Président à vie a édité une liste, pompeusement intitulée  » Circulaire VIII.2012.3917 « , celle des trente mots désormais autorisés.

Pour Mlle Laurencin et les élèves de CM2 de l’école Simon-Bolivar, c’est décidé, la guerre est déclarée. Parmi les escales de cette croisade sur terre et sur mer bientôt suivie par l’île tout entière, on apprendra comment le Palais de justice fait les choux gras de deux brasseries aux drôles de spécialités et ce que le Pays de Tendre dit de l’amour, on découvrira qu’une salle de classe et un centre de stratégie militaire ne sont pas si éloignés et qu’une ancienne mine d’or peut renfermer bien plus précieux que le plus précieux des métaux.

Amis ou ennemis de Jeanne, en campagne ou non contre l’ignorance, on croisera le chemin d’une petite foule d’êtres et de créatures, parmi lesquels un élégant, trois jeunes à capuches, des pompiers, un Capitan accablé et très prolixe en anecdotes, un brochet plus vrai que nature, deux vieilles soeurs aussi virulentes qu’érudites, un certain M. Henri et, toujours, la furie de Nécrole…

Plus de dix ans après sa première déclaration d’amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu’en explorant la fabrique des mots.

– Qui les crée ?
– D’où viennent-ils ?
– Comment combinent-ils leurs origines ?
– A-t-on le droit d’en inventer de nouveaux ?
– Si l’anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l’esclavage ?

À toutes ces questions, Jeanne répond, une fois de plus, et raconte ses aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.

 

Mémé, Philippe Torreton

 

« Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose. »

 

Le mystère Henri Pick, David Foenkinos

 

En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination?
Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

 

Grâce et dénuement, Alice Ferney

 

Dans un décor de banlieue, une bibliothécaire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.
Dans ce troisième roman, récompensé par le prix Culture et bibliothèques pour tous, Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité.

 

Miss Charity, Marie-Aude Murail

 

Charity est comme tous les enfants : débordante de curiosité. Mais voilà, une petite fille de la bonne société anglaise des années 1880, ça doit se taire et ne pas trop se montrer, sauf à l église, à la rigueur. Pour ne pas devenir folle d ennui, ou folle tout court, elle élève des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope, apprend Shakespeare par cœur avec l espoir qu un jour quelque chose va lui arriver…

 

La petite cabane aux poissons sauteurs, Chiew-Siah Tei

 

Mingzhi est né pour être mandarin. En tant que premier petit-fils du puissant Maître Chai, sa vie est tracée dès sa naissance. Maître Chai, riche propriétaire et cultivateur d’opium, règne sur sa maison en scandant ses ordres à grands coups de sa canne- dragon. Mais, en grandissant, Mingzhi se rebelle de plus en plus contre l’atmosphère étouffante du domaine familial. Impatient d’échapper aux secrets et aux ombres qui tapissent ses recoins, de fuir les rivalités et les jalousies qui le cernent – et l’entêtante odeur des pavots en fleur -, il réalise très vite que le seul chemin menant à la liberté passe par le savoir. Mais nous sommes à fin du XIXe siècle, au moment où les fondements de l’empire chinois sont bouleversés par les  » diables étrangers « , les puissances occidentales. Mingzhi se retrouve déchiré entre deux cultures. Il doit choisir son propre chemin entre passé et futur, entre la fidélité aux origines et le vent du changement qui se lève.

 

Princesse Bari, Hwang Sok-Yong

 

Princesse Bari conte l’histoire d’une jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l’océan à fond de cale d’un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions.

A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes.
Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres.

Ce roman habité par l’âme d’une jeune fille affrontant seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves, puise aux sources anciennes du chamanisme coréen : il transfigure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à l’autre bout du Inonde l’eau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin l’apaisement.

 

 

 

 

 

lectures été 2017

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