Entretien avec Baptiste Boryczka

baptiste-boryczka

Vous êtes l’auteur de…..

Korzen (août 2015) – Roman www.lemieux-editeur.fr/Korzen.html

Café Krilo (février 2017) – Roman www.lemieux-editeur.fr/Cafe-Krilo.html

Pouvez-vous me décrire votre parcours?

Descendant d’immigrés polonais et flamands, j’ai grandi heureux en grande banlieue parisienne, sur la face nord de l’édifice. À école, j’étais plutôt bon élève et surtout un matheux pure souche qui n’avait aucun intérêt pour la littérature. Hormis quelques essais politiques et des récits historiques qui m’ont passionné, la littérature se résumait pour moi aux classiques qu’on me forçait à lire à l’école. J’étais alors bien plus sensible à la musique et préférais m’exprimer sur scène, entouré de guitares saturées.

J’ai ensuite commencé dans la vie active comme réalisateur radio. J’ai rencontré beaucoup d’auteurs qui m’ont refilé le virus sans que je m’en rende vraiment compte. J’ai commencé à lire.

Après quelques années sur les ondes, ma femme et moi avons tout plaqué pour Copenhague. Nous y vivons à présent la dolce vita nordique depuis quatorze ans. C’est d’abord le déracinement et la découverte de la société danoise qui m’ont poussé à écrire Korzen.

Écrivez-vous en ce moment, pouvez-vous m’en dire quelques mots?

Je fignole un roman que j’avais écrit entre Korzen et Café Krilo. Je n’ai pas encore réussi à lui trouver un titre, mais il retrace les parcours parallèles de deux hommes que tout oppose. J’y parle du mensonge, de la complaisance et du voyage. Tout un programme.

Parallèlement, j’écris une autofiction suivant l’évolution d’un groupe de punk de banlieue dans les années quatre-vingt-dix.

Depuis quand écrivez-vous ?

J’ai commencé à écrire des romans il y a cinq ans environs. J’ai aussi écrit quelques textes de chanson à l’adolescence.

Écrivez-vous chaque jour?

Je n’écris que l’hiver quand la nuit danoise plombe mon quotidien et allonge mes soirées. L’été, je travaille dans mon jardin ouvrier ou je lis des romans allongé sur la pelouse (enfin, c’est pour l’image, car en réalité la pelouse ça gratte affreusement).

En période d’écriture, j’écris trois à quatre soirées par semaine. J’ai besoin de respirer entre les séances d’écriture pour que les idées viennent, puis décantent tranquillement.

Êtes-vous auteur à plein temps ou avez-vous une autre activité?

L’écriture ne me permet pas du tout de vivre pour le moment. Je suis chef de projet informatique dans une grande entreprise américaine établie près de Copenhague.

Aimez-vous lire? Si oui, qu’aimez-vous lire?

Oui, j’aime lire ! Des romans et des bandes-dessinées principalement. Le voyage, le déracinement et les récits historiques sont mes thèmes de lecture favoris.

Que lisez-vous en ce moment?

« La chute » de Camus. À cause de mon passé de matheux allergique aux bouquins, j’ai pas mal de retard dans les classiques.

Quel est le livre qui vous a le plus marqué?

J’ai été hypnotisé par « L’insoutenable légèreté de l’être » de Kundera. Avec les récits de Paul Auster, je pense que c’est le livre qui m’a fait sauter le pas et pousser à écrire Korzen.

Quel livre auriez-vous aimé écrire ?

« Sur la route » de Jack Kerouac. En plus du thème et de l’époque, son écriture impulsive me fascine.

Avez-vous envie de dire quelque chose à vos lecteurs ou futurs lecteurs?

Qu’ils n’hésitent pas à me faire partager leurs impressions de lecture et surtout qu’ils continuent à lire les « petits auteurs » !

 

 

 

 

4 èmes de couverture

 

Korzen, qui signifie « racine » dans différentes langues slaves, est la capitale d’un pays européen imaginaire. Elle pourrait très bien ressembler à Copenhague, où l’auteur d’origine française vit depuis une dizaine d’années. Ce roman, conçu comme une fable nordique, traite du déracinement à travers des personnages aux destins très différents.

Y a-t-il quelque chose de pourri au royaume de Korzen ?

Paul, un peu déprimé, a quitté Paris sur le conseil d’un ami pour tenter sa chance à Korzen. Contrairement à ce que subit la communauté européenne, la ville est épargnée par la crise : il y fait bon vivre et tout y est tolérance, selon les préceptes de l’État-providence. En apparence.
Les autres déracinés que croise Paul dans Korzen rencontrent quelques embûches pour s’intégrer. L’air de la capitale, peu à peu, se fait moins clément… Quelles sont donc cette odeur envahissante et ce liquide rouge qui petit à petit suintent des murs du studio de Paul ? Y a t-il quelque chose de pourri au royaume de Korzen ?

Genre : Roman
Parution le 24 août 2015
160 pages, 14 €

Café Krilo

Et si notre plus grande menace n’était pas les attentats terroristes, ni les réfugiés de guerre, mais notre réaction à ces phénomènes ? Manque d’audace, de rêve ­commun, de liberté, d’esprit…
Au cœur de Vesterbro, le quartier « rouge » de Copenhague, le Café Krilo a été l’un des derniers fiefs de la ­contestation et de la ­contre-­culture. Il a fini par céder devant les assauts du régime. Sur ses ruines, dans l’ombre de ­l’église du quartier, trois personnages au destin mutilé peinent mais se battent pour trouver un sens à leur vie dans une société de plus en plus rétrograde. Il y a donc bien quelque chose de pourri dans ce doux royaume du Nord, reflet des autres pays de notre vieille Europe au XXIe siècle.
Les trois amis, à ­l’image de leurs ­concitoyens, font face à des situations délicates et des injustices. Au péril de leur vie, ils hésitent en permanence à baisser la tête pour survivre, fuir pour vivre et ­contester pour faire revivre l’espace de liberté scandinave.
Avec élégance, humour et légèreté, Baptiste Boryczka raconte dans cette nouvelle fable nordique les dilemmes forts de nos vies modernes, et sait toucher du doigt nos désirs ­d’utopie.

Genre : roman
Parution le 13 février 2017
168 pages, 16 €

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