Journal d’un vampire en pyjama

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« Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur. » Mathias Malzieu

Mon avis:

Un livre que je ne pensais pas pouvoir lire tant le sujet fait peur : la maladie, le combat pour survivre et guérir.

Le journal, à la première de couverture attrayante, posé sur une table de la médiathèque, m’attendait.

La première de couverture, élément déclencheur de mon envie de feuilleter le livre et de l’emprunter. Je n’avais pas grand chose à perdre si je n’arrivais pas à surmonter la lecture des premières pages.

Étrangement, malgré la dureté de l’histoire, je me suis laissée prendre par la lecture de ce livre et je l’ai dévoré.

Je me suis surprise, parfois, à sourire. J’ai admiré Mathias Malzieu et son sens de la dérision, sa façon de nous conter ces moments plus que douloureux de sa vie.

Je n’avais rien lu de cet auteur. J’ai beaucoup aimé son écriture poétique.

Ce journal, que j’étais persuadée ne pas pouvoir lire, m’a ouvert un univers que je continuerai à explorer, c’est certain. Ma curiosité est bien éveillée.

A lire sans crainte.

Extrait choisi :

« C’est mon petit défi hebdomadaire que d’aller me faire transfuser en skate. En rentrant, je passe un peu de temps à la librairie Shakespeare and Company, recommandée par Clémence qui s’y connaît en Poésie. Être entouré de livres me réconforte, cet endroit est une caverne d’Ali Baba pour qui aime lire. On se croirait dans un grenier magique, à l’intérieur d’un arbre dont les feuilles seraient des livres. J’ai trouvé mon église, j’y dissous une partie de mes angoisses. Ici, je peux vénérer peinard les dieux que j’ai choisis : Jack Kerouac, Roald Dahl, Richard Brautigan ou Walt Whitman. Je ressens un plaisir religieux et ludique à essayer de lire les originaux de ces auteurs. Les livres ne me donnent pas l’impression que je suis malade et les gens de la librairie ne semblent pas effrayés par les vampires qui restent assis des plombes dans une poetry room. Ce grenier magique est tenu par une certaine Sylvia Whitman. Même prénom que ma mère, même nom qu’un de mes apôtres de l’espoir préférés. J’aime imaginer qu’elle est la petite-fille de Walt. Sylvia a quelque chose d’un ange qui vivrait bien sa nouvelle condition d’humain. Une intelligence pétillante de douceur. Et tout le monde autour d’elle flotte dans cet humour décontracté. Même le chien a l’air d’avoir lu Shakespeare, et le chat blanc qu’on peut croiser à l’étage est si mystérieux qu’il semble écrire lui-même des poèmes.

La librairie se trouve à mi-chemin entre l’hôpital et l’appartelier. Ici, je parle anglais avec mon accent du Midi. J’explore chaque recoin, joue quelques notes sur le piano désaccordé. La musique de la langue étrangère me dépayse. J’achète des livres que mon anglais ne me permettra pas forcément de comprendre, je deviens un aveugle qui insiste pour aller voir la mer. »

 

La librairie Shakespeare and Company est un de mes endroits préférés à Paris.

(37 rue de la Bûcherie
75005 Paris)

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