68 premières fois

 

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Branques d’Alexandra Fritz

Lieu : Un hôpital psychiatrique

Époque : De nos jours.

Présentation de l’éditeur :

Voici la chronique de deux filles et deux garçons internés dans un hôpital psychiatrique. Jeanne, qui y tient son journal, tente de comprendre son basculement dans « l’anormal » et de disséquer à vif les raisons de son amputation de liberté. Rageuse, pugnace, elle a pour compagnons de « branquerie », comme elle dit, Tête d’Ail, Isis et Frisco. L’un obsédé sexuel, l’autre pédante philosophe, tous transpercés par le désir amoureux autant que par la solitude, par des idéaux de justice comme par  des pulsions suicidaires. A très exactement parler, ils en bavent. Avalant des gouttes et digérant des cachets, ils refusent d’être assimilés à une faune hallucinée souvent obèse et déprimante, où les médecins ne sont pas les moins dérangés de tous. Comment ne pas crever de tristesse et de rage ? Dans un quotidien absurde, le sarcasme cautérise les plaies. Que va-t-il arriver à ces quatre personnages dérisoires comme l’humain, attachants comme la faute ? Un premier roman pareil à un rire dans la nuit.
Mon avis :

Je n’ai pas du tout aimé ce roman. Je me suis ennuyée, vraiment ennuyée…

Pourquoi, alors qu’il y a beaucoup de chroniques enflammées au sujet de ce premier roman, n’ai-je pas réussi à y entrer?

J’ai, pourtant, vraiment essayé d’aller jusqu’au bout, je me l’étais promis, mais c’est au-dessus de mes forces. Je n’ai rien lu depuis plusieurs jours, j’éprouve comme une sorte de dégoût, un sentiment négatif très fort. Un livre peut  provoquer ce type de réaction, incroyable!

Je ne peux nier une belle écriture, mais ça n’a pas suffi!

Alors, je n’en sais rien, peut-être n’était-ce tout simplement pas le bon moment?

 

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En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

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Un grand merci aux lecteurs et aux critiques qui ont mis « En attendant Bojangles » en lumière.

C’est un très grand livre sur l’Amour plus fort que tout, un magnifique roman, qu’on a peine à refermer, qui fera partie de nos classiques, qu’on reprendra souvent pour lire tel ou tel extrait.

Un grand texte, émouvant, bercé par « Mr Bojangles » de Nina Simone.

Bien sûr, la douce folie du début laisse place à une menace inquiétante et pesante.

Bien sûr, le narrateur ne reçoit pas une éducation classique.

Bien sûr, il apprend à mentir à l’endroit et à l’envers, parce que la maîtresse et les autres ne le croient pas et que sa mère n’aime pas la réalité triste et terne. Il comprend très vite qu’il en va de l’intérêt général.

Mais ce qu’il reçoit est plus fort que tout. Il y a tant d’amour entre ces personnages, le narrateur, la mère, qui change de prénom tous les deux jours, le père et Melle Superfétatoire, un grand oiseau exotique.

Si vous ne l’avez pas encore lu, courez chez votre libraire.

Extrait :

« A chaque fois que je passais à côté d’elle, elle m’attrapait par la main, me collait contre ses seins, pour me faire écouter son cœur et me chuchoter des compliments, me parler de quand j’étais bébé, de la fête qu’ils avaient fait dans la chambre de la clinique pour célébrer mon arrivée, des plaintes des autres patients à cause de la musique et du bruit toute la nuit, des soirées entières qu’elle avait passé à danser doucement pour me bercer, de mes premiers pas pour essayer d’attraper les houppettes de Mademoiselle, de mon premier mensonge accusant Mademoiselle d’avoir fait pipi dans mon lit, ou de sa joie d’être avec moi tout simplement. Elle ne m’avait jamais dit des choses comme ça auparavant et moi j’aimais beaucoup qu’elle me raconte des histoires dont je ne me souvenais pas, même si dans ses yeux, parfois, il y avait plus de mélancolie que de joie. »

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Lieu : Kodiak, Alaska.

Époque : De nos jours.

Présentation de l’éditeur :

Une femme rêvait de partir.
De prendre le large.
Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures…
C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
Traîne dans les bars.
En attendant de rembarquer.
C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

Mon avis :

Qu’attend-on de la lecture d’un roman ?

Du rêve ?

Des voyages ?

La découverte de nouveaux horizons ?

Des personnages hors du commun ?

De l’émotion ?

Une belle écriture ?

Le grand marin réunit tous ces éléments.

Ce beau roman décrit l’exil de Lily en Alaska, où elle part pour réaliser un rêve, un rêve fou : pêcher et assouvir son besoin de liberté. En Alaska, elle partage le quotidien des marins du Rebel, un bateau qui pêche la morue. Un environnement rude, exclusivement masculin où Lily, à force de persévérance et d’acharnement, finit par trouver sa place, au milieu de personnages tous plus originaux les uns que les autres.

En ouvrant ce livre, je n’étais pas du tout sûre de l’apprécier, même si dès le début, il m’a fallu reconnaître la richesse de la langue, le thème de la pêche ne m’attirait pas. Mais j’ai été captivée par ce roman qui nous décrit de belles histoires d’amitié, de grands moments de solidarité et même une histoire d’amour entre Lily et le grand marin.

Dans ce premier roman, Catherine Poulain dresse un magnifique portrait de femme, une femme libre, une femme forte qui va, à tout prix, jusqu’au bout de ses rêves et nous entraîne avec elle.

Un livre à savourer, une histoire et des personnages qui nous poursuivent longtemps.

A lire absolument.

Extrait : p.162, 163.

« Les gars boivent un café dans le carré. Joey me tend une cigarette :

-Qu’est-ce qui t’a fait venir ici ?

-Je sais pas, j’suis partie. Enfin si, je savais, bien sûr que je savais…J’étais sûre de cela au moins, que ce serait différent ici. Je me disais que ce serait propre sur l’océan.

Le Rebel a passé la rivière de Buskin et la baie des Femmes, un goéland ivre tourne dans la lumière.

-Peut-être aussi que je voulais aller me battre pour quelque chose de puissant et beau, je continue en suivant des yeux l’oiseau. Risquer de perdre la vie mais au moins la trouver avant… Et puis je rêvais d’aller au bout du monde, trouver sa limite, là où ça s’arrête.

-Et après ?

-Après quand je suis au bout, je saute.

-Et après ?

-Après je m’envole.

-Tu t’envoles jamais, tu meurs.

-Je meurs ?

-C’est d’ailleurs ce qui peut t’arriver ici, et plus vite que tu ne crois. Ce n’est pas un pays facile.

Je regarde la côte et ses contours qui s’estompent, l’océan blond, je soupire. »

L’auteur :

Catherine Poulain commence à voyager très jeune. Elle a été, au gré de ses voyages, employée dans une conserverie de poissons en Islande et sur les chantiers navals aux U.S.A., travailleuse agricole au Canada, barmaid à Hong-Kong, et a pêché pendant dix ans en Alaska. Elle vit aujourd’hui entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc, où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole.Le Grand Marin est son premier roman. (Éditions de l’Olivier)

Parution

04 février 2016

Livre

384 pages

19,00 €

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3 réflexions au sujet de « 68 premières fois »

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