Le restaurant de l’amour retrouvé

Le restaurant de l’amour retrouvé. Ogawa Ito.

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Lieu : Japon

Époque : De nos jours.

Présentation de l’éditeur :

« Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour. »

Mon avis :

Un joli roman, plein de générosité, de pudeur, de belles valeurs: l’amitié, le partage, l’entraide et aussi le pardon.

Un roman qui fait du bien, une petite parenthèse oxygénée, malgré quelques moments plus graves.

Rinco, une jeune femme, le personnage principal de ce petit bijou, va se reconstruire tout au long du récit. La cuisine sera sa thérapie et lui permettra de s’exprimer, de se consoler d’un immense chagrin d’amour qui lui a fait perdre la voix.

Pour trouver une raison de survivre, elle aménage un petit restaurant, « l’Escargot », dans son village natal, un endroit où elle prépare une cuisine adaptée à chaque situation, à chaque demande des clients, un restaurant, le bruit court très vite, où on peut réaliser ses souhaits, trouver l’amour…

Le bien-être des autres permettra à Rinco de rester debout.

A noter, un  personnage très important dans sa reconstruction: la truie Hermès avec laquelle elle nouera des liens très forts.

Ce beau roman nous livre toute une philosophie de vie, nous apporte une grande bouffée d’oxygène.

A lire absolument.

 

Extrait:

 »    Je m’étais aperçue d’une chose.

La veille, lorsque j’avais voulu acheter mon billet d’autocar au guichet, ou plutôt, quand j’étais allée rendre les clés au propriétaire, enfin non, à l’instant même où j’avais ouvert la porte de l’appartement vide…

Ma voix était devenue transparente.

Pour faire simple, il s’agissait peut-être d’une sorte de névrose déclenchée par le choc psychologique.

Cela ne voulait pas dire que j’étais devenue incapable de parler.

Ce n’était pas ça, ma voix avait purement et simplement disparu de mon organisme. Comme quand on baisse le volume de la radio à zéro. La musique et les voix vibraient en moi, mais rien ne sortait.

J’avais perdu ma voix.

Cela m’avait un peu surprise, mais pas attristée.

Ça ne me manquait pas. J’avais l’impression que mon corps s’était allégé. Et comme de toute façon, je n’avais envie  de parler à personne, ça tombait très bien.

Je voulais prêter l’oreille à la voix qui venait de mon cœur, celle que moi seule pouvais entendre. C’est ce qu’il fallait faire, j’en étais certaine. »

 

  • Date de parution: 06/01/2015
  • Editeur: Philippe Picquier
  • Collection: Picquier poche
  • Nombre de pages: 256
  • Prix: 8 euros

 

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